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| Crédits photos
: X. Le Roy, J.-L. Maeght |
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L'aménagement pour la culture
irriguée dans la vallée du Sénégal progresse
depuis l'indépendance.
Dans le delta et vers Richard-Toll, l'exploitation des terres
irriguées se traduit par une diversification de l'activité
et une augmentation des ressources, d'où un fort accroissement
de la population locale.
Les grands aménagements sont réalisés
à l'échelle du bassin versant. Trois barrages
ont été construits. À l'aval, le barrage
de Diama bloque les remontées marines, le grand
barrage de Manantali au Mali, sur le cours principal du fleuve,
à l'amont, forme un immense réservoir qui va être
équipé d'une centrale hydro-éléctrique.
Sur l'oued Gorgol, en Mauritanie, le barrage plus modeste de
Foum-Gleita a une fonction de réservoir. Les lignes
haute tension sont en cours de construction depuis Manantali vers Nouakchott
et Dakar.
En relation avec l'aménagement des casiers
irrigués se construisent des routes, des usines agro-alimentaires.
Les centres urbains s'équipent (adduction d'eau, éléctification
édification de centres de santé, de marchés ...)
L'aménagement de la vallée
soulève de nombreux problèmes d'accès
à la terre, de maîtrise technique, de prix du riz pour
les urbains, de préservation de l'environnement... À l'échelle
des États riverains se posent les questions du partage des eaux
du fleuve et des usages prioritaires.
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