Enjeux Littoraux


L'exploitation des ressources halieutiques et le tourisme sur le littoral
sont devenus, dans le contexte de la sécheresse, des points forts
de l'économie sénégalaise


 Pêche artisanale (en tonnes)
 

 1958

1968

1985

1998
 Total

 59 800

120 266

180 861

359 484

sources : DOPM, CRODT-ISRA (Sénégal)


Le long du fleuve Sénégal, la pêche n'a pas retrouvé l'importance d'avant la sécheresse. Depuis 1989, elle est source de conflits et de tensions entre les deux pays riverains.

La pêche

La pêche est une activité ancienne au Sénégal. Elle est fondée sur des conditions maritimes et climatiques favorables.

L'expansion de la pêche artisanale au cours des dernières décennies est due à un ensemble d'innovations techniques (motorisation des pirogues, diffusion des sennes tournantes coulissantes, réfrigération et amélioration des moyens de transport), sociales et économiques (élargissement du marché). Les Sénégalais consomment une grande partie de cette production sous forme de poisson frais, séché ou fumé.
Sur un total de captures de l'ordre de 500 000 tonnes, les 3/4 proviennent de la pêche artisanale qui permet de fournir aux habitants l'aliment de base des repas quotidiens, mais aussi, grâce à l'exportation, une considérable entrée de devises.

La pêche industrielle est basée à Dakar et implique des armateurs étrangers. Elle ravitaille le frigorifique du port et les usines de transformation. Cette production est en grande partie exportée, soit plus de 100 000 tonnes (112 000 t. en 1998).

La pêche est devenue la première source de devises du Sénégal avant l'arachide. L'accroissement des tonnages s'accompagne d'une raréfaction de certaines espèces ce qui incite les pêcheurs à diversifier les captures (exemple des poulpes) et à étendre leurs périmètres de pêche.

Le tourisme

Depuis les années 1970, le tourisme s'est considérablement développé. Les touristes transitent par l'aéroport de Dakar. La capitale est le premier pôle mais l'attrait de l'ancienne capitale, Saint-Louis, s'accroît.

Dans les années 1980, plusieurs complexes touristiques se sont installés sur les plages bien abritées de la petite côte. Le tourisme en Casamance présente l'originalité d'associer aux vacances en hôtels les séjours en campements villageois.

En comparaison avec le tourisme balnéaire de masse, les parcs nationaux du Djoudj dans le delta du Sénégal, ceux des îles du Saloum, de Basse-Casamance et du Niokolo-Koba sont des lieux touristiques faiblement fréquentés.


 Crédits photos : E. Charles-Dominique, M.-C. Cormier,
P. Fréon
Le tourisme apporte des devises mais il exige un effort en terme d'aménagement du territoire. Il n'est pas sans soulever des problèmes de cohabitation avec les autres utilisateurs du littoral.

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