Des évolutions agricoles marquantes


 
La crise climatique est à l'origine d'une recomposition des espaces ruraux et d'une transformation des systèmes agro-pastoraux :

La zone de forte production de l'arachide s'est déplacée vers le sud, de même pour le coton.

L'activité agricole dans la vallée du Sénégal s'est recentrée autour des cultures irriguées.

Les pôles de l'élevage extensif se sont déplacés de Podor et du Ferlo vers le sud et le sud-est.

Depuis l'indépendance, l'agriculture sénégalaise a connu d'autres mutations :

Les cultures pluviales ont bénéficié de la diffusion de la traction attelée ce qui a amélioré la gestion des cultures et limité l'effondrement de la production en période de sécheresse,

L'arachide qui pendant toute la période coloniale a été le moteur de l'économie sénégalaise n'a plus la même importance sur le marché mondial des oléagineux, ce qui s'est traduit par une baisse continuelle de la demande et des prix,

Les espaces forestiers et pastoraux abandonnés aux charbonniers et aux défricheurs se dégradent et se réduisent,

Les débouchés urbains ne cessant de croître, une agriculture péri-urbaine et souvent intra-urbaine s'est développée et intensifiée, mobilisant une main d'oeuvre nombreuse,

Face au désengagement de l'État, les ruraux tentent de s'organiser, notamment par le biais d'associations villageoises qui initient des projets de développement, souvent en relation avec des ONG et les immigrés résidants en Europe.

 Crédits photos : C. Dejoux, P. Milleville

Les ruraux sont très dépendants des envois monétaires des migrants internationaux notamment dans les régions du nord et du centre (Saint-Louis, Louga, Thiès, Diourbel)

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