Les relations
du Sénégal avec les pays frontaliers
Sur la scène internationale,
le Sénégal jouit d'un prestige et joue un rôle sans
commune mesure avec son poids démographique ou économique.
Pourtant ses relations avec les pays voisins, depuis 40 ans, ont été
mouvementées.
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La
question des "trafics transfrontaliers illicites"
a toujours compliqué les relations entre le Sénégal
et la Gambie. Le projet de confédération sénégambienne,
mis sur pied en 1982, a été suspendu en 1989 et demeure
en sommeil.
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La
Fédération du Mali, constituée au moment
des indépendances en 1960, avec le Soudan d'alors, n'a vécu
que quelques mois. Les relations entre les deux pays, rangés
dans des camps antagonistes, modérés et progressistes,
ont été des plus réduites pendant plusieurs années.
La liaison du Mali avec la côte s'est développée
sur Abidjan au dépens de Dakar.
Avec
la Guinée dirigée par Sekou Touré l'antagonisme
ne s'est atténué qu'après 1975 quand les relations
de la Guinée avec la France ont été renouées.
Les
relations avec la Guinée-Bissau ont connu un tournant
après l'accession de ce pays à l'indépendance en
1980. Le Sénégal a soutenu la guérilla et la Casamance
servait de base arrière aux combattants de Guinée-Bissau
jusqu'à cette date. Les relations entre les deux pays ont été
altérées depuis par des questions de frontières
maritimes et par l'insécurité créée en Casamance
par le mouvement autonomiste ; les rebelles casamançais trouvant
refuge au sud de la frontière.
Les relations avec la Mauritanie se sont dégradées
dans les années 1980. La tension a culminé au moment des
incidents sanglants de 1989 qui a conduit à la fermeture de la
frontière Les expulsions ont été suivies de créations
de camps de réfugiés et de spoliations de terres, de troupeaux,
de boutiques ... Les contentieux et la tension ont pour toile de fond
l'aménagement du fleuve Sénégal. |