Le réseau de communications se densifie


 

En 1960, le Sénégal disposait de deux voies ferrées principales et d'un réseau embryonnaire de routes goudronnées. La voie ferrée, les voies d'eau et les routes étaient jalonnées "d'escales" qui formaient l'armature du commerce de traite. La fonction première de ce réseau était la collecte de l'arachide.

Ce réseau s'est considérablement transformé en quarante ans.

Le chemin de fer, supplanté par la route, est en partie désaffecté. Le Dakar-Niger est maintenu et le phosphate de Taïba (près de Thiès) est acheminé jusqu'au port de Dakar par voie ferrée.

Par voie d'eau, seule la liaison Dakar-Ziguinchor fonctionne régulièrement. En revanche, le réseau routier s'est considérablement amélioré et étendu. Les capitales des régions administratives sont toutes reliées à Dakar. Les anciennes zones de production du Bassin arachidier sont desservies par des routes bitumées ou en latérite.

La vallée du Sénégal est longée par une route goudronnée de Saint-Louis à Bakel à laquelle se rattache des pistes qui désenclavent les terres aménagées. Il en est de même en Casamance.

Longtemps l'extension du réseau de routes pratiquables toute l'année montrait une volonté de désenclavement et d'intégration nationale.
Ce n'est que récemment que les liaisons routières inter-États ont été programmées : liaison avec la Mauritanie par Diama, route Tambacounda - Kidira-Kayes pour le Mali, amorce d'une route vers la Guinée au sud de Tambacounda.

 

 Crédit photo : M. Dukhan

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