
Mais
des villes secondaires émergent de manière fulgurante
et contrebalancent l'influence écrasante de la capitale. Trois
villes connaissent une croissance exceptionnellement rapide :
| Effectifs
estimés en 1998 |
Richard-Toll
Mbour
Touba |
59 000 habitants
130 000 habitants
350 000 habitants |
Richard-Toll
qui a détenu le plus fort taux de croissance entre 1976 et
1988 (16%) doit son expansion au développement d'activités
agro-industrielles, notamment la culture de la canne et la fabrication
du sucre.
Mbour
est devenu un pôle de la pêche artisanale et le lieu touristique
majeur sur la Petite côte.
Touba
est la capitale de la confrérie religieuse des Mourides et
doit sa spectaculaire croissance actuelle aux incessants appels au
peuplement de l'autorité maraboutique, à son fort dynamisme
commercial, à sa constitution en lieu de refuge moral et économique
pour les familles mourides du bassin arachidier touchées par
la sécheresse. Touba représente le lieu d'unicité
et de retour de la diaspora mouride.
| Crédits photos : M. Dukhan |
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La croissance urbaine s'est accélérée au
cours des dernières décennies. Le taux d'urbanisation
approche les 50%.
Le réseau urbain sénégalais est
encore dominé par la toute puissance de l'agglomération
dakaroise (Dakar-Pikine-Rufisque), qui concentre le quart de
la population sénégalaise.
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Les villes sénégalaises, faussement hospitalières,
sont les lieux d'un changement social, culturel et politique
important. Le développement urbain n'est que rarement
soutenu par une croissance des richesses et des créations
d'emplois, des logements, d'équipements scolaires, sanitaires,
etc. Le chômage des jeunes en est une des caractéristiques
majeures. Les populations citadines sont d'ailleurs à
l'origine de l'alternance politique qui s'est produite en mars
2000 dans le pays. |
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