Depuis la Conférence de Rio sur l'environnement, les différentes organisations des Nations-Unies ont inscrit la protection du milieu dans leurs activités

Au HCR, la question environnementale est associée aux dégradations que peuvent provoquer des arrivées massives d'exilés dans des lieux peu favorables ou inadaptés et aux menaces sur la santé et la sécurité qui peuvent en découler aussi bien pour les réfugiés que pour la population locale.

Le problème de l'environnement est en général posé en termes de dégradations dont les réfugiés seraient jugés responsables.

Il est pourtant plus juste de souligner que c'est d'abord la guerre et les conditions d'accueil réservées aux réfugiés qui mettent en danger les ressources environnementales.


Les risques les plus fréquents concernent
la pollution des eaux ...


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C'est dans la période d'urgence que ces dégradations sont les plus menaçantes car les réfugiés peuvent être laissés à eux mêmes pendant plusieurs jours ou semaines avant que l'assistance humanitaire se mette en place et s'organise.

Passée cette période, le ravitaillement en eau potable s'effectue dans des conditions satisfaisantes et la mise en place de latrines évite la contamination.

... et la déforestation

La question est en revanche plus préoccupante pour ce qui concerne la protection de la couverture végétale, puisqu'elle fournit l'essentiel du bois de feu pour la cuisine, ainsi que les matériaux nécessaires à la construction des abris (branches, perches,chaume).

 

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Autrement dit, le problème ne se pose que dans la mesure où l'assistance humanitaire n'a pas les moyens de mener une politique de prévention en fournissant un habitat et une source d'énergie non liés aux ressources immédiatement accessibles aux réfugiés.

Cette situation pose un problème de fond puisque ces dégradations sont de plus en plus souvent utilisées par les pays d'accueil comme un moyen de pression supplémentaire sur le HCR.

De ce fait, l'assistance humanitaire se trouve placée devant la contradiction de devoir engager des moyens importants pour la réhabilitation des espaces dégradés alors que ces moyens lui font défaut pour éviter cette dégradation.