Couverture de l'atlas de Sokodé

Les auteurs

Jean-Claude Barbier, sociologue, membre de l'unité de recherche « Enjeux de l'urbanisation » du département « Société, urbanisation, développement » de l'ORSTOM. Au Togo de décembre 1982 à mars 1992 dans le cadre de l'équipe ORSTOM - Université du Bénin « Histoire sociale des villes du Togo », dirigée par N. L. Gayibor, il s'attache à reconstituer l'histoire des Kotokoli et la genèse de Sokodé, que ceux-ci considèrent maintenant comme leur ville-capitale.

Bernard Klein, urbaniste. Au Togo de décembre 1989 à août 1992 dans le cadre de la coopération décentralisée entre la région Champagne-Ardenne et la Région centrale du Togo, il gère, à Sokodé, un programme de développement en direction des opérateurs économiques locaux : création d'entreprises, diversification d'activités, épargne-crédit, formation...

Les auteurs nous introduisent dans l'intimité de la ville de Sokodé : son histoire, ses lieux de mémoire, les groupes sociaux qui ont fait la ville, également les nouveaux acteurs locaux. Mais en plus de cette approche monographique, ils nous font partager des convictions plus générales :

La carte permet une vue d'ensemble indispensable pour que l'habitant, au-delà de sa vie de quartier et des itinéraires habituels, comprenne qu'il est citadin d'une ville. Ceci est d'autant plus important dans les agglomérations « multicentrées » que les appartenances résidentielles y sont très fortes : chacun est, d'abord, membre d'une communauté historique, ancien village devenu quartier urbain. On retrouve cette réalité structurelle dans un grand nombre d'anciennes cités marchandes d'Afrique de l'Ouest, qui furent fondées sur une alliance ternaire entre autochtones, clans immigrés spécialistes du pouvoir politique centralisé et commerçants musulmans.

L'informatique révolutionne la cartographie de multiples façons : en facilitant la superposition des cartes, en projetant les cartes antérieures sur un fond topographique plus précis, en intégrant les périmètres urbains dans des cartes à plus petite échelle, en assurant le suivi du front d'urbanisation et de l'extension des réseaux, etc. Mais ces ouvertures méthodologiques sont, ici, inséparables d'une pratique de terrain en liaison avec les services techniques, avec les géomètres qui bornent les lotissements, avec les responsables de projets et, pourquoi pas, avec des associations de quartier.

Cet atlas se veut donc autant un ouvrage didactique sur une ville particulière qu'une initiation à la gestion de la cité. Sont bien sûr concernés, en premier, les opérateurs de l'aménagement, également les édiles qui cherchent à promouvoir leur localité dans un contexte d'urbanisation générale où sévit la concurrence entre les chefs-lieux, mais aussi les citadins-citoyens qui entendent participer concrètement à la vie municipale : celle de leur ville de naissance ou d'accueil.

1995, 136 p., nbx pl., ph. et schémas NB, Petit atlas urbain, 27 x 27 cm, Prix : 48,80 euros
http://www.editions.ird.fr/librairies

Quelques cartes à consulter :

  • Les tissus urbains

  • La population par sa localisation résidentielle